Final Fantasy VI > Introduction

Final Fantasy VI est le sixième volet de la saga développé et édité par SquareSoft. Réalisé initialement en 1994 pour la Super Nintendo, une version sur Playstation voit en le jour en 1999 (avec des ajouts de cinématiques). La seule version française est disponible sur Game Boy Advance, traduction de la version américaine sortie en 2006. Lors de sa sortie américaine, le jeu s’appelait Final Fantasy III, suite à une numérotation occidentale différente du Japon. Ce n’est que plus tard que le jeu portera le numéro VI sur sa jaquette.


Le sixième du nom bouscule totalement les scénarios des RPG habituels, beaucoup plus sombre, certains peuvent même y voir un rapprochement avec les événements du siècle dernier :
Il y a mille ans, les trois dieux – plus connus sous le nom de la Triade – descendirent sur le monde dans le but de l’asservir. La guerre des Magi éclata. Comme arme, les dieux transformèrent les humains et les créatures en Espers en leur offrant la capacité d’user de la magie. La guerre fit rage mais les dieux ne tardèrent pas à stopper cette guerre qui tendait à compromettre l’équilibre du monde.
Mille années passèrent, la magie se révèle être abandonné au profit de la technologie. Mais l’empire de Gesthal, monarque conquérant, investit lourdement dans la Magitek (Synthèse subtile entre la technologie et la magie). Il menace les royaumes voisins et n’a qu’un seul désir … Les soumettre et étendre son empire au maximum.

C’est sous cette oppression que des voix s’élèvent, un groupe de résistance anti-impérial tente de saboter les plans de l’empereur Gesthal et souhaite par-dessus tout éviter les noirs desseins de cette ombre menaçante.


En ce qui concerne le Gameplay, ce dernier se démarque de son prédécesseur. Le traditionnel système ATB (Active Time Battle) est certes toujours prépondérant en permettant de dynamiser les combats. En revanche, c’est la fin du système de jobs et le retour aux capacités personnelles. Même si les Eons (Invocations) permettent l’apprentissage de la magie à l’ensemble des héros, chacun d’entre eux possède une faculté qui leur est propre. Autre nouveauté : les Desperation Moves. Lorsque un des personnages est à la limite du coma, il devient capable de lancer une attaque plus puissante qu’a l’accoutumée. Ce concept sera reprit dans les autres opus sous des noms différents (Limit Break, Transe, Overdrive).

Yoshitaka Amano est à nouveau au poste de character designer. Ce dernier à dessiné le logo de la jaquette, ainsi que les croquis des personnages principaux servant de base pour les programmeurs, qui ensuite, les convertissaient en Sprites. D’ailleurs les programmeurs bénéficiaient d’une marge de liberté non négligeable. Afin de ne pas confondre les deux personnages féminins principaux, la chevelure Terra Brandford passa du blond au vert, pour éviter de la confondre avec Celes Chere.


En ce qui concerne la bande originale, c’est Nobuo Uematsu qui est aux commandes. Pour la première fois on peut y écouter des thèmes originaux pour chaque personnage. La qualité du son était vraiment excellente pour une console 16 bits. D’ailleurs, lors de la fameuse scène de l’Opéra on croirait même entendre des chœurs de ténors, mais les limites technologiques de l’époque ne permettent pas d’insérer une piste vocale. Le compositeur, friand de remettre au goût du jour ses œuvres, remastérise avec son groupe de Rock The Black Mages, deux pistes de la bande originale de Final Fantasy VI.


Écoulé à plus de 3,48 millions d’exemplaires dans le monde (Versions SNES et Playstation), Final Fantasy VI reste une référence dans le cœur des fans de la série. Pour la première fois, nous n’assistons pas au schéma basique : un Héros et son Groupe, il s’agit plutôt d’un Groupe de Héros.


Cet opus sera le dernier en 2D, et il demeure un excellent élément introductif au regard de son grand frère : Final Fantasy VII.

1 membre connecté - Zeeva
0 membre connecté sur KHResort